Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

…Ou de la difficulté à faire simple dans la complexité.

Deux exemples pas du tout pris au hasard :

– Skype : j’adore cette application car elle permet non seulement de téléphoner, visioconférencer (je sais ce n’est pas français), tchatter et voir ce qui se passe sur l’écran des autres (en tout bien tout honneur, pour faire du dépannage informatique à distance et seulement si la personne de l’autre côté de Skype l’autorise). J’ai une ancienne version qui me donne toute satisfaction. Elle répond à mes besoins : voir la liste de mes contacts, téléphoner, visioconférencer, tchatter et partager un écran d’un clic… J’ai installé la nouvelle version de Skype d’abord sur PC ensuite sur Mac : rien ne va plus, impossible de trouver le bouton de partage d’écran sans avoir faire Science Po ou Math Spé, gros machin qui encombre mon écran… Quoi que j’ai fait : j’ai récupéré et réinstallé mon ancienne version basique et je refuse toute mise à jour (mon problème est : quand vont-ils s’en rendre compte et faire une nouvelle version plus efficace mais sur la base de la version qui me convient pour que je puisse la télécharger?… Pas le temps de chercher donc je reste sur ma vieille « deusche » qui fonctionne bien, on verra plus tard…).

– Même constatation pour le nouveau site de France Inter : ancien site qui répondait à mes attentes malgré ses imperfections. Nouveau site : un machin inutilisable et qui ne convient à aucun utilisateur. Si vous avez du temps (il en faut beaucoup) et envie de rire (il faut avoir un sens de l’humour particulier), allez lire le très long fil des récriminations des auditeurs/internautes ici. Ben non, y’a plus rien : ils n’ont pas le même sens de l’humour que moi!!! ou alors ils ont eu peur du ridicule…

Dans les deux cas, on se retrouve en face de machins développés par des geeks/informaticiens et autres mais où on ne répond pas aux attentes de l’utilisateur. Mais a-t-on pensé à l’interroger? Aussi étonnant que cela puisse être au temps du web 2.0, les services concernés n’y ont pas pensé… Parenthèse peut être non/im-pertinente : cette tendance correspond à la tendance à supprimer les postes de marketing/communication des entreprises et/ou à embaucher des juniors à la place des vieux briscards…

Face à un système très complexe, on s’occupe de  cette complexité technique en oubliant royalement l’objectif final : faire un outil utile au « client ».  Se focaliser sur la technique en oubliant l’objectif/l’humain serait-il  le reflet de notre société?

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